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Newsletter 2019
des Juniors en Dermatologie

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Les séminaires du CEDEF sont une chance pour notre formation

Témoignage

Photo d’Caroline COTTEN


ECN 2015, Rouen

De nombreux séminaires tout au long de l’internat !

La Dermatologie est une spécialité dynamique et diversifiée. De nombreux séminaires du CEDEF permettent de nous retrouver dans une ambiance chaleureuse pour perfectionner et consolider nos connaissances.

Le séminaire de Dermatologie chirurgicale à Bordeaux est ouvert aux plus jeunes internes pour découvrir les gestes chirurgicaux avec des ateliers pratiques. Un séminaire est également dédié aux IST dans l'impressionnant musée des moulages à l'hôpital Saint-Louis, ainsi qu’à la médecine esthétique et correctrice.

A la pointe de la technologie, le nouveau séminaire de dermato-pathologie se réalise en ligne avec un accès à une grande banque de données et de photos commentées, accessible sans connaissance préalable d'anatomopathologie.

Il ne faut pas hésiter à participer également aux séminaires optionnels recommandés par le CEDEF : dermoscopie, laser, pathologies de la muqueuse ainsi que les séminaires Marc Larrègue dont la renommée n'est plus à faire.

Nous avons la chance de pouvoir apprendre notre spécialité avec des intervenants passionnés et soucieux de la qualité de notre formation lors de journées conviviales qui prêtent aux échanges entre internes des différentes villes. Il faut en profiter !

Nouvelles formations

La simulation en Dermatologie

Jamais la première fois sur un patient : l’apprentissage par la simulation est au cœur des dernières innovations pédagogiques. Le Pr Ludovic MARTIN est particulièrement impliqué dans le centre de simulation du CHU d’Angers et a proposé des séances d’annonce de diagnostic aux internes de Dermatologie d’Angers et d’ailleurs. Devant le succès de ces premières sessions, celles-ci ne manqueront pas d’être reconduites et vous en serez informés via le site du CEDEF.

Témoignage

Photo d’Diane LECHEVALIER


ECN 2016, Angers


Logo CHU d'Angers

À Angers, nous avons un centre de simulation assez développé et j’ai donc eu l’occasion de participer à deux séances de simulation dans le domaine de l’onco-dermatologie. Il s’agissait à chaque fois de simulation de consultations d’annonce de mélanome.

Chaque session débute par un briefing, où on nous explique le principe de la simulation. On nous donne quelques informations succinctes sur la situation qui suit (quel est le nom du patient, ce que l’on va devoir lui annoncer). Puis on se lance dans le grand bain : on fait tout « comme si c’était vrai », c’est à dire que l’on va chercher le patient en salle d’attente, on l’accueille, on se présente, et on organise la consultation comme on le ferait en situation réelle. Le tout est filmé et retransmis en temps réel aux spectateurs.

All Sims CHU d'Angers

J’étais en deuxième semestre lors de ma première expérience. Je devais annoncer à une jeune patiente le diagnostic de mélanome et la nécessité d’une reprise chirurgicale, la lésion se situant sur la joue.

La deuxième session a eu lieu lors de mon cinquième semestre. Il s’agissait cette fois de prendre en charge une patiente venant en hôpital de jour pour une immunothérapie anti-PD1 et se plaignant de palpitations récentes. Il fallait donc gérer à la fois la demande d’avis cardiologique, expliquer la situation à la patiente, la rassurer, etc.

Les scénarios ne sont pas répartis au hasard et sont adaptés à notre « ancienneté » dans le cursus ce qui permet de ne pas nous mettre en difficulté. 

Après la simulation proprement dite, un débriefing est réalisé où l’on résume ce qu’il s’est passé pendant la consultation, les éléments qui nous ont perturbés, ce qu’on pense avoir bien ou mal fait, ce que l’on retiendra.

La simulation est toujours bienveillante et je n’ai jamais assisté à une critique négative. Le but est de nous faire progresser, de dédramatiser les futures consultations en vie réelle et d’apprendre de nos éventuels « faux-pas ».

Les acteurs jouant les faux patients sont excellents et arrivent parfaitement à nous faire rentrer dans notre rôle, qui n’en est plus vraiment un tellement on se prend au jeu.

Même si chaque patient est unique, la simulation permet tout de même de mieux appréhender les consultations d’annonce de la vraie vie, en étant moins angoissé. De par le premier scénario auquel j’ai été confronté, j’ai connaissance des choses à dire ou ne pas dire face à une patiente refusant de se faire ré-opérer pour des raisons esthétiques/cicatricielles.

Cela permet également d’acquérir des réflexes de raisonnement. Avec le deuxième scénario, je sais désormais que je penserai de manière systématique à la possibilité d’une myocardite sous immunothérapie devant de tels symptômes.

Bien sûr certains aspects ne peuvent pas être totalement réalistes. On doit tout faire dans l’instant, devant le patient alors qu’en réalité, on irait sûrement réfléchir au calme dans un bureau et on aurait alors une réponse beaucoup plus cohérente et organisée. Cependant, la possibilité de faire intervenir d’autres personnes (un externe en médecine, un co-interne par exemple), le fait que le téléphone dans la pièce fonctionne réellement, contribue grandement à s’approcher de la réalité.

Le stress lié aux caméras peut freiner certaines personnes initialement, mais j’ai trouvé qu’on en faisait vite abstraction.

Je pense que la simulation en Dermatologie ne peut être qu’un atout dans notre formation. Je conseille bien évidemment cette expérience à tous les internes.

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