SOMMAIRE

Newsletter 2019
des juniors en dermatologie

Accueil > stage

Votre formation …et des stages

Votre formation est complétée lors des stages effectués dans les CHU et dans certains services hors CHU en périphérie.

L’organisation locale et régionale est assurée par les coordinateurs correspondants. Ils pourront vous conseiller pour vos choix en fonction des spécificités des services.

Vous serez encadrés pendant vos stages par les « seniors » des services de Dermatologie.

Les services agréés DES de Dermatologie

Liste des coordinateurs régionaux et inter-régionaux

carte stages

Pour tout savoir sur les spécificités des services accueillant des stages de dermatologie !

Une carte interactive a été mise en place, visitez-la, ceci pourra vous aider pour guider vos choix actuels et futurs et pour connaitre des correspondants potentiels à contacter pour échanger et pour leur expertise.

Consulter la carte

Stage inter-CHU, pourquoi pas moi ?

Un INTER-CHU, des INTER-CHU

Dès votre internat, vous avez la possibilité de « bouger ». Ces stages peuvent se faire au sein de votre région (échange à « coût nul »), entre deux régions ou en outre-mer, voire à l’étranger. Bouger est une belle opportunité pour enrichir ses connaissances et sa pratique, et est parfois nécessaire si vous voulez vous former dans une thématique particulière qui est moins développée dans votre CHU.

Consultez la carte des spécificités et des expertises des services, maintenant disponible sur le site du CEDEF pour vous aider à cibler vos demandes et à guider vos projets.

L’inter-CHU : une expérience riche et indispensable au cours de l’internat

Témoignage

Photo d’Pierre-Michel DUGOURD


ECN 2015, Nice

Inter-CHU au CHU de Bordeaux

La dermatologie est une spécialité extrêmement riche, et qui offre de multiples possibilités d’orienter sa pratique vers un centre d’intérêt ou un domaine de prédilection. La pratique de la chirurgie dermatologique me parait indispensable afin de pouvoir prendre en charge de manière globale les patients. Le dermatologue est en première ligne pour poser le diagnostic de lésion cutanée, tumorale ou non, de « lire » la tumeur, et d’appréhender dans les meilleures conditions une exérèse chirurgicale.

Inter-CHU Nice

C’est au cours de mes premiers stages d’internat que j’ai appris qu’il existait un groupe chirurgical au sein de la SFD, très actif, dédié au partage et à la formation de cette sur spécialité. J’ai donc orienté ma maquette dans cette voie.

Dans un premier temps dans un service de chirurgie maxillo-faciale, au Centre Hospitalier de Draguignan, où j’ai effectué mes premiers pas dans le monde de la chirurgie. Puis en réalisant un inter-CHU dans l’unité interventionnelle du service de dermatologie du CHU de Bordeaux. C’est lors du séminaire d’initiation à la dermatologie chirurgicale que j’ai rencontré l’équipe du service de Bordeaux et découvert toute la richesse de cette spécialité.

Un inter-CHU s’anticipe très longtemps à l’avance. J’ai dans un premier temps discuté de ce projet avec mon chef de service. Puis il a fallu monter un dossier pertinent, afin d’obtenir l’accord de ma faculté d’origine mais aussi de la faculté d’accueil. Cette procédure s’anticipe au moins 2 ans à l’avance. En effet, il faut obtenir de nombreuses signatures afin de valider votre dossier (deux chefs de service, coordinateur de DES d’origine et d’accueil, directeur de l’hôpital d’origine et d’accueil, directeur des affaires médicales de votre CHU d’origine, Doyen de votre faculté…).

N’hésitez pas à solliciter tous ces différents intervenants afin d’être dans les temps pour monter votre dossier !

Il faut également savoir que votre dossier passera en commission, dans votre CHU et parfois au CHU d’accueil, et qu’il sera jugé, face à d’autres dossiers d’autres internes, sur les différents travaux que vous avez réalisé au cours de votre cursus mais aussi sur la pertinence de votre projet. Une lettre de motivation explicative et détaillée, ainsi qu’une lettre de recommandation de votre chef de service est indispensable.

C’est une expérience extrêmement enrichissante et selon moi indispensable. Travailler au sein d’une nouvelle équipe permet de découvrir de nouvelles façons d’appréhender la dermatologie. Ce stage m’a progressivement fait gagner en autonomie, grâce à nos consultations et interventions propres.

Le partage et le compagnonnage sont indispensables pour façonner sa pratique, alors n’hésitez pas à découvrir de nouveaux horizons ! La dermatologie est vaste et complexe, et de nombreux services sont prêts à vous accueillir, pour en comprendre toutes les subtilités.

Les internes de dermatologie Antilles-Guyane : quel parcours ? Quel bilan ?

Des stages Outre-Mer sont aussi possibles et peuvent être utiles à votre formation.
Mais il y a aussi les internes "Antilles-Guyane" : la parole est à eux cette année !

Dans les précédentes newsletters plusieurs internes ont partagé leur expérience de stages outre-mer aux Antilles ou en Guyane. Cette année, c'est au tour des internes Antilles Guyane d'apporter leur témoignage sur leur parcours d'interne.

Témoignage

Photo d’Julie VALENTIN


ECN 2017, Antilles-Guyane

Ce choix me permet de voyager entre les centres hospitaliers de 3 départements, donc d’être confrontée à des pratiques et des recrutements de patients différents. C’est un moyen incomparable de travailler sur les dermatoses de la peau noire et les dermatoses infectieuses et tropicales. De plus, le fait de revenir en métropole pour 2 semestres à Bordeaux est l’occasion de faire de l’onco-dermatologie, de l’allergologie et de voir des dermatoses inflammatoires, entre autres choses, qui sont moins représentées aux Antilles. Notre formation est assez complète !

Nous sommes de petites promotions de 2 internes par année, ce qui nous laisse un accès facile aux terrains de stage désirés, que ce soit en dermatologie ou dans les hors filières proposés par la maquette (anatomopathologie, rhumatologie, médecine interne et maladies infectieuses), ainsi nous avons un internat à la carte !

Témoignage

Photo d’Nicolas OLIVIER


ECN 2016, Antilles-Guyane

Je rejoins ma collègue Julie sur la diversité de notre formation avec cette chance d’avoir accès à de nombreux points de vue et des pratiques très différentes entre métropole et outre-mer.

De plus l’ambiance générale aux Antilles est évidemment détendue mais il ne faut pas s’imaginer que ce sont des vacances pour autant ! Les services de dermatologie des trois départements sont très sérieux et jouissent d’un recrutement de qualité en dermatologie générale mais aussi et surtout en infectiologie avec de nombreuses affections liées à l’infection par le VIH et autres dermatoses tropicales.

Partir aux Antilles c’est aussi découvrir de l’intérieur ces régions de France que l’on ne connait qu’en vacances ou dans les livres. De l’aventure de la Guyane aux douceurs des îles antillaises, il y en a pour tous les goûts et l’expérience est inoubliable que ce soit pour un semestre ou pour tout son internat.

Au final, l’internat de dermatologie aux Antilles-Guyane, c’est l’occasion de voyager, de s’ouvrir à une autre culture, tout en se formant correctement et c’est un choix que je ne peux que conseiller à quiconque l’envisagerait.

Stage partagé en structure libérale

Témoignage

Photo d’Anne DUCOURNAU


Dermatologue Maitre de stage à Commercy / ECN 2014, Nancy

Retour d’expérience sur le stage des internes de dermatologie en libéral

Interview croisée

Comment s’est mis en place ce stage sur le CHU de NANCY ?

C. N. : Nous avons eu la chance depuis un peu plus d’un an sur le CHU de Nancy de pouvoir instaurer un stage en libéral pour les internes en dermatologie de fin de cursus.

Ce stage a pu être mis en place grâce à une volonté forte de l’ARS ainsi qu’à un soutien du chef de service de dermatologie le Professeur SCHMUTZ qui été tout à fait d’accord pour partager cette expérience. Trois dermatologues libéraux de Nancy et sa région se sont portés volontaires pour accueillir un interne à tour de rôle. Nos cabinets libéraux sont situés pour l’un en centre ville de Nancy, le deuxième en périphérie de Nancy et pour le troisième à une cinquantaine de kilomètres en milieu très rural ce qui permet d’appréhender pour les internes tous les types de patientèle.

Le stage est partagé en trois mois en cabinet libéral et trois mois à l’hôpital ce qui permet à un plus grand nombre d’internes de dermatologie d’aborder le monde libéral. 

Comment est organisé le stage ? N’est-ce pas un inconvénient de changer de cabinet tous les jours et la distance n’est-elle pas un problème ? 

C. N. : Les internes sont présents un à 2 jours par semaine dans nos cabinets selon un planning pré établi par les 4 « partenaires ». 

A. D. : C’est une organisation à assimiler mais cela évite la monotonie ! Les trajets sur Nancy sont faciles et seul le cabinet du Dr NICOLAS est plus éloigné mais la durée de trajet n’excède pas 45 min ce que font très probablement tous les jours les parisiens qui prennent les transports en communs.

Comment se déroule le stage ?

C. N. : Le stage débute les premiers jours par une phase d’observation puis rapidement les internes prennent de l’autonomie dans nos cabinets et nous pouvons leur laisser en fin de stage des consultations supervisées en autonomie.

A. D. : Les internes apprécient particulièrement ce stage quant à la très grande diversité de l’activité. Nous pouvons appréhender toute la pathologie quotidienne et « petite dermatologie » qui n’est pas forcement vue en milieu hospitalier notamment la gestion de toutes les dermatoses fréquentes de type acné avec suivi des différents traitements, rosacée, prurit, pathologie du cuir chevelu et des muqueuses et toute la pathologie tumorale allant du diagnostic des tumeurs bénignes jusqu’aux tumeurs malignes. Nous participons à l’activité de photothérapie et apprenons à gérer la mise en cabine des patients que ce soit pour la puvathérapie ou les UV TL01 et pouvons visualiser les différentes indications de la photothérapie.

C. N. : Personnellement dans mon cabinet, j’ai une très grosse activité chirurgicale puisque je suis titulaire du DIU de dermato-chirurgie et que je pratique de nombreux gestes type lambeau et greffe au cabinet.

Cette activité est facilitée lorsque l’interne est présent car il peut m’assister comme aide opératoire. Ce tutorat est extrêmement formateur pour les internes en leur permettant de voir une grande diversité de gestes chirurgicaux et d’améliorer leur pratique en sécurité.

Le versant esthétique est aussi abordé lors des stages car nous réalisons tous une petite activité de laser ou de dermatologie esthétique de type injection et peeling.

Les internes apprécient tout particulièrement le suivi des patients sur plusieurs semaines voire plusieurs mois et peuvent apprécier la prise en charge d’un patient en globalité.

A. D. : Le stage libéral permet aussi d’autres versants moins médicaux mais qu’il faut connaitre comme les cotations de type CCAM et cela nous familiarise à la gestion d’un cabinet : « gestion du personnel : secrétaire, femme de ménage », gestion des commandes de matériels ; comptabilité et charges d’un cabinet libéral ».

N’est-ce pas compliqué pour un praticien de travailler toute la journée avec quelqu’un derrière soi ?

C. N. : Même si pour les praticiens libéraux accueillir un interne peut au départ rebuter et sembler chronophage, ceci n’est aucunement le cas, en effet nos internes sont expérimentés et très rapidement nous permettent sur des consultations lourdes de gagner du temps : l’un peut faire le geste chirurgical pendant que l’autre fait la partie administrative du dossier. La chirurgie est facilitée par une aide opératoire extrêmement précieuse. De plus, travailler en compagnonnage nous aide à revoir la dermatologie du quotidien sous un œil plus neuf et moins « blazé », cela nous oblige à donner le meilleur de nous-même car nous sommes responsables de ce qu’on leur transmet. Mais n’oublions pas que se sont parfois eux qui nous remettent au gout du jour sur certaines avancées récentes que nous n’avions pas apprises lors de nos études.

De plus, l’accueil d’un interne qui a directement un pied dans le service du CHU facilite nos relations et les échanges avec le service hospitalier.

Les patients ne voient-ils pas d’un mauvais œil la présence d’un tiers lors de la consultation ? 

C. N. : Ils sont prévenus par un affichage en salle d’attente et sont libres de refuser mais cela n’est jamais arrivé. Ils sont en général très enthousiastes et félicitent nos jeunes recrues d’avoir choisi ce métier car ils ont l’impression que cela favorisera les installations et réduira les déserts médicaux.

Le mot de la fin ?

C. N. et A. D. : C’est un partenariat efficace ! A poursuivre !.

RETOUR AU SOMMAIRE